Bureaux Pont de Flandres - Rosa Parks, Paris (France)

 

Les entrepôts des magasins généraux de Paris se sont implantés en 1854 au nord de Paris, profitant de l’ouverture d’un canal reliant des pôles industriels importants de la capitale. Plusieurs voies ferrées ont progressivement entouré le site, qui a conservé sa vocation de stockage jusque dans les années 60. À partir des années 2000, les 100 000 m2 d’entrepôts ont été transformés en une importante cité tertiaire, prélude à la récupération d’un secteur délaissé de la ville.

 

Nom du projet :
Bureaux Pont de Flandres - Rosa Parks,

Lieu :
Paris (France)

Architecte :
Anne Carcelen

Entreprise :
BALAS

Technique :
Joint debout VMZINC®

Aspect de surface :PIGMENTO® rouge terre

 

Les anciens bâtiments ont été réhabilités, de nouveaux immeubles de bureaux conçus par l’agence d’architecture Chaix et Morel ont alors été construits. Ils empruntent la volumétrie des quatre premiers entrepôts dessinés par l’ingénieur Émile Vuigner au XIXe siècle.

Le bâtiment conçu par Anne Carcelen est le 13e et dernier immeuble construit sur ce site de 10 ha. L’architecte a tenu compte de l’évolution du lieu et des transformations du quartier. Le réaménagement, de l’autre côté des voies ferrées, des anciens entrepôts Macdonald, a placé l’extrémité de la parcelle dans une position urbaine centrale, le long d’une allée piétonne stratégique. Le projet devait dès lors assumer un rôle de signal que son emplacement périphérique dans le parc d’activité tertiaire ne laissait pas présager. Depuis la rue, il apparaît comme un vaisseau imposant et majestueux traçant son sillon dans le flot es infrastructures ferroviaires et fluviales.

Plusieurs innovations conceptuelles soustendent cette forme dynamique, conçue entièrement en BIM, et portée par une structure mixte bois/béton. La reconduction des principes de façade définis par Chaix et Morel en 2000 aboutit également à une enveloppe mixte, constituée de deux pignons vitrés dévoilant la structure bois, et deux façades principales en PIGMENTO® rouge.

La plasticité du matériau est pleinement exploitée. Appliqué du sommet de la couverture au pied de la façade, le zinc habille totalement les faces latérales de l’édifice. Il absorbe les variations de taille des chiens assis, aux derniers niveaux. La maquette BIM a permis de calepiner précisément chaque module de fenêtre. La façade en elle-même est constituée d’une succession de facettes horizontales changeant d’inclinaison deux fois par niveaux. Les feuilles de zinc sont posées sur des contreforts en bois qui donnent leur relief à la façade. Ce dispositif n’a rien de formaliste mais il atténue les nuisances sonores des trains en réfléchissant le bruit vers les voies ou le ciel, plutôt que vers les façades des logements voisins. Une paroi toute en couture de métal, bien plus amène qu’un mur antibruit et tout aussi efficace.