Centre des congrès de Haute-Saintonge, Jonzac (France)

 

Mystérieux vaisseau anthracite, le nouveau centre des congrès de Jonzac cache sous une peau de zinc une symphonie de matériaux.

 

 

Nom du projet :
Centre des Congrès de Haute Saintonge,

Lieu :
Jonzac (France)

Architectes :
TETRARC Architectes
Michel Bertreux, Daniel Caud
et Rémi Tymen

Technique :
Joint debout VMZINC®

Aspect de surface :
ANTHRA-ZINC®

 

La commune de Jonzac gravite dans l’orbite de plusieurs villes, La Rochelle, Angoulême ou Bordeaux. Cette situation géographique a valu à Jonzac d’accéder au rang de sous-préfecture, un échelon administratif peu courant pour une ville de 3 500 habitants. Un statut qui explique sans doute le dynamisme de la commune, qui s’est dotée en 2010 d’un parc aquatique important, dont le nom transporte vers la mer des Caraïbes : les « Antilles de Jonzac ». Un équipement complété en 2017 par un centre des congrès rayonnant sur toute la Haute Saintonge, le « pays » auquel appartient Jonzac.

Le centre des congrès doit prolonger la dynamique des « Antilles » charentaises. Tetrac, une agence d’architecture nantaise, a répondu à cette demande en jouant sur le contraste. Les « Antilles » sont reconnaissables aux rondeurs de leur couverture de toile blanche. À 300 mètres de là, le centre des congrès est un rhomboïde en ANTHRA-ZINC®. Monolithique et insolite, le bâtiment n’est pas sans rappeler un autre projet de Tetrac, La Paloma, près de Nîmes, autre vaisseau recouvert de zinc PIGMENTO® rouge. 

Pour ces programmes voisins en taille et en implantation, l’agence développe une typologie qu’elle décline en fonction du lieu. Le centre des congrès de Jonzac est un monde en soi, bâtiment - au sens maritime du terme - où l’on s’embarque plus qu’on ne le visite. Une large baie vitrée, semblable à celle que l’on trouve dans les centres de commande des vaisseaux de science-fiction, dévoile le panorama. Les circulations sont autant de parcours dans des passerelles intérieures, menant à des pièces dont le futurisme consiste à réutiliser des matériaux anciens là où on ne les attend pas, comme le rotin posé en revêtement du grand auditorium, qui associé au plâtre, vient cette fois conférer aux parois de l’auditorium d’intéressantes propriétés de réflexion acoustique.

En dépit des apparences de vaisseau, le centre est bel et bien ancré dans le sol et sur son territoire. La peau de zinc anthracite lance des facettes triangulées qui adaptent le volume aux pentes du site tout en lui donnant son identité.