Extension du Musée Maritime d'Ílhavo (Portugal)

 

Le musée maritime d’Ílhavo ouvre ses portes dès 1937, à l’initiative d’investisseurs privés. En 2001, il est rénové et étendu par les architectes de l’agence ARX, invités une nouvelle fois en 2010 pour la création d’un aquarium d’eau de mer réservé aux morues. Ce poisson est souvent considéré comme le plat de base de l’alimentation portugaise, et occupe une place particulière dans la culture lusitanienne, justifiant l’extension du musée. Un poisson quasiment local car c’est de la région d’Ílhavo que partent encore aujourd’hui les derniers chalutiers pêchant la morue dans les mers du nord.

 

Nom du projet :
Extension du Musée Maritime 

Lieu :
Ílhavo (Portugal)

Architectes :
ARX Portugal

Technique :
Profil agrafé VMZINC®

Aspect de surface :
ANTHRA-ZINC®

 

Les morues évoluant dans les eaux de l’aquarium proviennent de Norvège. Le projet, qui célèbre les 75 ans du musée, est l’occasion de restructurer l’ensemble du site en reliant les trois entités qui le compose : le musée stricto sensu, traité comme un lieu de mémoire, l’aquarium dédié à la vie marine, et le CIEMAR, centre d’étude des activités des marins, installés dans une ancienne école. La salle de l’aquarium est posée dans un cube de béton blanc isolé des autres bâtiments, implantée de façon à constituer une place. Elle s’y rattache par un lien des plus démonstratifs : une grande passerelle fine recouverte de zinc anthracite, dans une volonté de contraste manifeste avec les parties maçonnées de l’extension. Sur les élévations, l’ouvrage paraît totalement rectiligne. 

En fait, son plan présente deux coudes qui en font un élément étrange, que son opacité
achève de rendre mystérieux. La passerelle en ANTHRA-ZINC® initie un parcours qui se poursuit dans un entrelacs de rampes abandonnant l’angle droit pour s’achever en spirale autour de l’aquarium. La mise au point de cette promenade a fait l’objet de nombreuses maquettes. Les parties techniques sont enterrées, favorisant au maximum ce dispositif scénographique d’autant plus spectaculaire qu’il surgit dans un quartier de maisons individuelles.