Musée des beaux-arts des Asturies, Oviedo (Espagne)

 

La métaphore de couture urbaine est souvent utilisée pour décrire les opérations de construction en centre-ville. Elle prend ici la complexité d’une dentelle minérale.

 

Nom du projet :
Musée des beaux-arts des Asturies 

Lieu :
Oviedo (Espagnen)

Architecte :
Mangado y Asociados S.L.

Entreprise :
Cubiertas la Muras

Technique :
VMZINC Standing Seam

Aspect de surface :
QUARTZ-ZINC®

 

L’autonomisation des provinces espagnoles, après la chute du franquisme, engendra la création  d’équipements institutionnels permettant d’incarner le nouveau statut des régions. Bien qu’imaginé dès 1969 par le gouvernement provincial et la mairie, le Musée des Beaux-Arts des Asturies, issu de cette vague décentralisatrice, est inauguré en 1980. La question de son agrandissement se pose dès le milieu des années 80, avec l’ouverture de la Casa de Oviedo-Portal qui rejoint le Palais de Velarde en 1986, puis la construction d’une extension plus récente, inaugurée en 2015. La superficie des deux premiers immeubles (Casa de Oviedo-Portal et Palais de Velarde construits respectivement aux XVIIe et XVIIIe siècles) ne suffisait plus à accueillir une collection régulièrement enrichie par une politique d’acquisitions, de dépôts et de dons et l’héritage laissé par le financier Pedro Masaveu Peterson. Pour s’agrandir, le musée s’est porté acquéreur de cinq immeubles contigus à la Casa Oviedo-Portal, malgré les contraintes que cela suppose : bâti étroit et morcelé entre plusieurs propriétaires, présence de vestiges archéologiques, etc.

 

La nouvelle extension du Musée fut attribuée par concours, en 2007, au Navarrais Francisco Mangado, qui avait déjà réalisé de nombreux équipements culturels dans toute l’Espagne. Les différentes constructions ne permettaient pas d’avoir des espaces d’expositions adaptés comme souhaités par le Musée mais l’esthétique extérieure, par ses dimensions et son échelle, faisait partie de l’imaginaire collectif de la ville historique d’Oviedo. La proposition permettait de préserver la toile urbaine formée par les façades existantes et de créer un nouvel édifice derrière la façade historique, générant une tension urbaine entre les deux constructions. Le nouveau volume, vitré et lumineux, renvoie des reflets de l’ancienne façade et combine puissance et subtilité. Pour cela, l’architecte a utilisé un verre strié-miroir.

 

 

La lumière naturelle, sujet particulièrement sensible dans le cadre d’un musée, provient des creux importants des façades et des grands lanterneaux qui donnent une allure sculpturale à la toiture capable de créer un dialogue avec les couvertures alentours. Identifiables dans le tissu urbain grâce à ces trois grandes coiffes de zinc QUARTZ-ZINC®, les couvertures se veulent visibles à distance et discrètes à proximité.