Zinc et environnement
Le zinc et la vie
Le zinc et les écosystèmes
Bien que le zinc soit indispensable à la vie, l’excès de zinc dans un écosystème, au-delà du seuil de tolérance, peut être néfaste (risque écotoxicologique). Une estimation du risque écotoxicologique associé à l’émission de zinc est beaucoup plus délicate qu’une estimation de risque pour une substance chimique artificiellement créée par l’homme.
Car pour un élément naturel et essentiel tel que le zinc :
- Le « moins » n’est pas automatiquement « le mieux » puisqu’une réduction trop importante du zinc dans l’environnement lui est dommageable (carence)
- Seule une partie de la quantité totale du zinc présent dans l’environnement est directement assimilable par les êtres vivants (partie « biodisponible »)
- L’importance de la quantité de zinc biodisponible dépend des caractéristiques physico-chimiques du milieu (spéciation)
Aujourd’hui, les concentrations en zinc dans les écosystèmes européens,
issues des Des mesures effectuées dans l’eau du Rhin, connu pour traverser des zones
urbaines ou industrielles particulièrement denses, montrent que le niveau de
zinc dans ce fleuve est compris entre 3 et 25 ug/L . Sachant que les experts
scientifiques fixent un seuil de tolérance à 50 µg/L, le niveau actuel de zinc
dans le Rhin s’inscrit dans la gamme de concentrations de zinc optimale pour
le bon fonctionnement de cet écosystème – « Zinc and the environment » - IZA –
2ème Edition, 1997
activités humaines ou des émissions naturelles, restent dans les
limites des
conditions de
vie optimale. (1)
Cette situation est renforcée favorablement par la diminution drastique des émissions industrielles en zinc depuis les années 70 (renforcement de la législation environnementale des pays développés) : les sites de production du zinc ont diminué leurs émissions de zinc dans l’air de 43 % (2) entre 1983 et 1995.
(2) « Zinc and environmental protection » - Zinc and Sustainable Development Facsheet – IZA