Culture architecturale d’industriel

 

 

Je m’étais fait l’écho des risques de banalisation des démarches de communication des industriels à l’occasion d’un Post sur notre concours Campus Archizinc. J’y évoquais les vertus de la mise en situation réelle des jeunes étudiants en architecture et notre volonté de leur faire étudier en détail la performance environnementale de leur projet. Ce parti pris d’un concours « utile » et formateur est notre marque de fabrique.

L’architecture : matrice de notre métier et de notre matériau

Pour l’édition 2016 de notre Trophée Archizinc, qui récompense des architectes pour des réalisations achevées il y a moins de deux ans, nous faisons un autre choix : celui de la promotion de la qualité architecturale. Cette démarche peut paraitre ambitieuse alors qu’elle résulte de la relation de longue date développée par notre entreprise avec les architectes et ce secteur d’activité.

Nous n’avons pas décrété du jour au lendemain que nous aimions les architectes, que l’architecture était au centre de nos préoccupations. Nous avons seulement pris conscience il y a quelques décennies que notre matériau était et reste toujours choisi pour ses qualités architecturales, que ce soit au niveau de son aspect ou de ses présentations.

De la conscience à la culture architecturale d’industriel

Nous avons donc développé, d’abord une conscience puis, ce que j’appelle, notre « culture architecturale d’industriel ». Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ? En deux décennies, nous avons progressivement instillé à l’ensemble de notre organisation et de nos collaborateurs trois principes fondateurs de notre ADN : l’architecture et les architectes forment un axe majeur de la valorisation de notre offre et de nos produits ; ces professionnels possèdent un mode de pensée et de réflexion qu’il convient de comprendre et d’apprécier ; l’architecture est un monde en soi dont il faut connaitre les grands maîtres et leurs réalisations pour pouvoir s’y immerger et échanger de manière pertinente avec les architectes d’aujourd’hui. Notre entreprise a par ailleurs embauché des architectes dans les fonctions-support afin qu’ils tissent ce lien indispensable entre architecture et industrie, entre logique de prototype et logique de série, entre sur-mesure et standard, entre liberté créative et contraintes économiques et productives.

A ces égards, le Trophée Archizinc est en quelque sorte la partie émergée de cette démarche de fond. Derrière les belles images d’enveloppes en zinc présentées lors du concours par des architectes du monde entier, c’est bien d’architecture et de qualité architecturale que nous parlons. Et si nous évoquons le zinc, qui en est le fil conducteur, nous évoquons essentiellement ses textures et sa matérialité.

Le 10 juin 2016 à Paris : une formidable remise des prix sur les toits de Paris

La soirée partagée avec les le jury, les lauréats, la presse et les clients invités sur cette terrasse perchée au-dessus du Théâtre du Chatelet fut exceptionnel. Un moment de grâce où nous avions le sentiment d’être à notre place et d’apporter une contribution, même modeste, à la cause de l’architecture.

Cette édition avait le « swing » ! En substance, toute la soirée s’est enchainés de manière optimale : un jury international empathique, cultivé et participatif qui a tissé des liens au-delà du prix, une sélection très qualitative et variée (Japon, Taiwan, Jordanie, …), des lauréats parfois prestigieux qui ont sobrement expliqué la genèse de leurs réalisations, la présence des principales revues françaises d’architecture, un lieu enchanteur, dans l’hyper-centre de Paris, … et le beau temps après des semaines de pluie !

A fin de la cérémonie de remise des prix, un des membres du jury, architecte confirmé et responsable d’une grande agence, nous a ému en disant, en substance, « je voudrais vous remercier, au nom de la profession, de vous intéresser de manière aussi sincère à notre métier. Vous savez, ce n’est pas si facile d’être architecte de nos jours. C’est un métier exigeant parfois angoissant, nous ne comptons pas nos heures et nous n’avons pas toujours la reconnaissance des clients. Ce que vous avez fait ce soir me touche beaucoup parce que vous nous mettez tous en lumière. Merci encore de nous avoir accueilli dans ce beau lieu et d’avoir parlé si bien de nous ».

  Chronique de Roger Baltus