Zinc extrême : Sea, zinc and sand !

 

Zinc extrême : Sea, zinc and sand !
14/03/2016

Pluies ponctuelles mais brutales, tempêtes de sable, embruns salés, chaleur excessive : pour la couverture du centre commercial The Gate, associé au lobby de l’hôtel Al-Bustan, à Doha au Qatar, les couvreurs ont fait face à des conditions climatiques intenses. Un défi relevé avec succès car près de dix ans après son installation, cette toiture continue de donner pleine satisfaction à son propriétaire et vient confirmer que le zinc peut constituer une réponse pertinente dans ces régions !

Comme on peut donc l’imaginer, le contexte de la mise en œuvre d’une toiture dans ce type de climat subtropical est très particulier car les solutions proposées doivent tenir compte, à des niveaux très élevés, des problématiques de dilatation du métal liées aux forts écarts de température, de corrosion des surfaces entrainée par la forte salinité de l’eau de mer, de l’érosion accentuée par le frottement régulier du sable et de l’évacuation des quantités importantes d’eau liées aux précipitations sporadiques.

Au Qatar, il pleut peu mais brutalement (vers septembre-octobre) et la température dépasse largement les 35°c avec des pics jusqu’à 50°c et plus en juillet. Ce n’est pourtant pas ces deux contraintes climatiques qui ont été le plus contraignant pour les matériaux de l’enveloppe des bâtiments mais les tempêtes de sable qui rendent pénibles les chantiers et projettent les petits cristaux de silice partout dans les moindres interstices des toitures et des chéneaux. Et, cerise sur le gâteau, ces mêmes tempêtes apportent de la mer toute proche les embruns chargés de sel.

L’assistance technique fut décisive

Pour toutes ces raisons, nous avons souhaité associer à la vente de notre matériau (ici, du QUARTZ-ZINC) une solide assistance technique lors du façonnage et de la pose des éléments à joint debout en longues feuilles (les plus grandes atteignent environ 16m). La toiture à faible pente se présentait en effet comme une grande lentille arrondie dans sa partie centrale et terminée sur ses rives par un chéneau caché par une finition en bord d’attaque d’aile d’avion et une sous face également à joint debout.

Sammy, notre technicien a pu compter sur une équipe attentive et avide d’apprendre les techniques du zinc. Un soin particulier a été porté à la mise en œuvre des pattes de fixation – fixes en faîtage et mobiles sur les versants pour faciliter la dilatation vers le bas des rampants – avec une augmentation de leur densité au niveau des rives basses, là où la vitesse du vent est la plus élevée. Le chantier n’a finalement pas posé de gros problèmes techniques même s’il a fallu bien gérer le déplacement à la main des longues bandes de zinc lors des fortes rafales de vent et de sable !

Dans cette série « zinc extrême » – nous vous avons parlé du VMZINC en Patagonie, au pied du Mont Blanc, puis au sommet d’une tour à Taiwan. Voici maintenant relatée une application dans la péninsule arabique. La prochaine fois, je vous parlerai d’un hôtel très haut de gamme et d’altitude à Lhassa au Tibet !

Roger Baltus
Ingénieur - Architecte
Directeur Communication de VMZINC

  Chronique de Roger Baltus