Sécurité des couvreurs : c’est non négociable !

 

Sécurité des couvreurs : c’est non négociable !
07/03/2016

Poser du zinc sur les toits ou en bardage en 2016 sans risquer l’accident grave ou sa vie, tel est toujours le contexte quotidien des couvreurs partout dans le monde. Notre longue collaboration à leurs côtés démontre que la question de leur sécurité est plus complexe à appréhender que celle des ouvriers dans nos usines dont le cadre de travail est toujours le même.

Et la différence est majeure : ces professionnels du bâtiment évoluent sur des chantiers dont ils ne maitrisent pas toujours la mise en sécurité.

Nos techniciens qui accompagnent directement les couvreurs sur les chantiers VMZINC décrivent les dilemmes, parfois cornéliens, auxquels ils doivent faire face. Faut-il accepter une intervention d’assistance technique sur une toiture ou une façade dont l’accès n’est pas correctement sécurisé ou la refuser, même en expliquant les raisons, au risque de perdre le client ?

Cette seconde position est celle retenue par notre société.

Car s’il y a refus, c’est que notre technicien a constaté que l’accès au toit est dangereux et que, souvent, l’échafaudage est incomplet, mal arrimé ou de mauvaise qualité. Toutefois, le refus ne peut pas être une fin en soi. Formé à cet effet et informé de la réglementation en vigueur dans le pays dans lequel il opère, il a pour mission de tenter de remédier au problème, dans la mesure du possible sur place.

Mais parfois, les lacunes sont telles, qu’il doit repartir en proposant de revenir une fois que l’échafaudage sera rendu conforme. Souvent, il doit aussi rappeler aux couvreurs clients ?) les consignes de base en matière d’équipements de sécurité des ouvriers (casques, gants, lunettes, ceintures et baudriers lorsqu’ils travaillent en pleine pente reliés à une ligne de vie).

Parfois, notre technicien aide à l’organisation du chantier en disposant les profileuses au meilleur endroit afin d’assurer la productivité et la stabilité des lieux de façonnage. Ces initiatives confirment le rôle pro-actif et la contribution, même modeste, de notre entreprise à la sensibilisation des couvreurs et des façadiers à la sécurité.

Une culture de la sécurité différente d’un pays à l’autre

Je constate que ces démarches menées à travers le monde par nos techniciens auprès des couvreurs sont à chaque fois des réponses sur-mesure, parfois délicates à imposer, tant la culture de la sécurité diffère entre un pays «mature» et un pays émergent. Nos techniciens échangent souvent leurs anecdotes et leurs photos de chantier qui en disent long sur les risques qu’ils prennent parfois. Si en Angleterre ou en Australie, les chantiers ne sont accessibles aux ouvriers que s’ils ont passé des sas de contrôle où leurs équipements sont vérifiés chaque jour individuellement, force est de constater qu’en Asie, par exemple, la marge de progression à ces égards est importante.

Loin de moi l’idée de critiquer les échafaudages en bambou assemblés avec par de simples cordages. Notre technicien dans la zone Asie Pacifique confirme qu’ils ont d’incroyables avantages de légèreté et de souplesse pour coller à la forme complexe de certains bâtiments. Les liaisons sont très résistantes et les entreprises locales ont de grandes compétences pour les installer notamment sur des tours de grande hauteur. Mais ces montages spectaculaires présentent souvent des lacunes au niveau des angles, dans l’accès entre niveaux ou simplement concernant les protections anti-chutes.

Ce sujet est suffisamment important pour que nous y revenions régulièrement.

Nous parlerons de la démarche sécurité bien établie et partagée par tous dans nos sites de production ainsi que de notre objectif du «zéro accident» qui est maintenant accessible.

Nous donnerons surtout la parole à certains de nos techniciens, à l’instar de Mohand Akli-Djellab, qui couvre la zone Asie Pacifique dont la Chine et l’Inde.

De votre côté, n’hésitez pas à nous envoyer quelques photos de chantier avec de beaux et moins beaux échafaudages !

Roger Baltus
Ingénieur - Architecte
Directeur Communication de VMZINC

  Chronique de Roger Baltus