Le zinc, contributeur important de l’économie circulaire

 

Le zinc, contributeur important de l’économie circulaire
29/10/2015

Le principe de l’économie circulaire mène parfois à une impasse : faut-il privilégier un matériau à haute teneur en matières recyclées ou un matériau à fort taux de recyclage en fin de vie ? La question récurrente a trop souvent conduit à survaloriser la première option en négligeant la seconde.

La notion de matériau permanent

Après deux décennies d’intégration progressive des pratiques de développement durable dans le secteur du bâtiment, il apparait que les notions de part recyclée – part recyclable doivent être considérées de manière complémentaire et peuvent être enrichies de celle de matériau permanent. Par permanent, nous entendons la capacité d’un matériau à conserver ses propriétés intrinsèques au fil de ses recyclages et divers usages.

Les explications de Cécile Roland, responsable Applications environnementales chez VMZINC.

« L’économie circulaire désigne un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable. Son objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie. Cette nouvelle forme d’économie repose sur le principe des 3 R - Réduire, Réutiliser et Recycler - par opposition à l’économie linéaire Extraire, Fabriquer, Consommer, Jeter - mondialement pratiquée aujourd’hui. Elle vise à répondre à l’enjeu d’une utilisation plus efficace des ressources non renouvelables. Elle consiste à développer l’éco-conception des produits, à promouvoir la durabilité des produits, le réemploi, la réparation et/ou les services plutôt que la propriété, à favoriser les produits à hautes teneurs en matières recyclées, à améliorer le recyclage des déchets, etc.

Certains matériaux ont le potentiel de conserver leurs caractéristiques intrinsèques au fil de leurs divers usages et recyclages.

Le secteur du bâtiment utilise du zinc laminé qui est recyclé à 98% en France et à plus de 95% en Europe de l’ouest ! La filière de récupération et de recyclage du vieux zinc laminé s’est organisée de manière structurée et efficace permettant d’atteindre les taux de recyclage les plus importants du secteur du bâtiment.

Le vieux zinc laminé récupéré à l’occasion de travaux de réhabilitation ou de démolition a conservé l’exacte composition qu’il avait au moment de sa pose. Il reste donc un zinc de très haute pureté ayant une valeur marchande élevée à un prix plus avantageux que celui du zinc primaire coté à la Bourse des Métaux de Londres (London Metal Exchange).
Pour cette raison, et depuis plusieurs décennies, le vieux zinc laminé est un matériau prisé des filières utilisatrices de zinc de deuxième fusion telle que la galvanisation de l’acier, la production de laiton ou celle d’oxyde de zinc utilisé dans les peinture, les pneus, dans le secteur pharmaceutiques, … Par ailleurs, une part prépondérante de la production de zinc est utilisée comme fertilisant agricole.

Dans un principe de boucle ouverte, le zinc s’inscrit donc dans une permanence d’utilisation en parfaite adéquation avec le principe vertueux des 3R sous-tendant l’économie circulaire ».

Dans la perspective de la COP 21 (Conférence sur le Climat) qui se déroulera à Paris-Le Bourget du 30 novembre au 11 décembre 2015, cette chronique abordera d’autres sujets prégnants pour le secteur du bâtiment en matière d’amélioration ou d’optimisation environnementale.

Vos commentaires sont toujours les bienvenus !

Roger Baltus
Ingénieur - Architecte
Directeur Communication de VMZINC

  Chronique de Roger Baltus