De l’utilité des concours d’industriels

 

De l’utilité des concours d’industriels
19/10/2015

Dans la panoplie dupliquable à l’envie des actions de promotion vendues par les agences de communication, le concours d’industriel fait figure de « tarte à la crème » !

Un jury vite constitué, un thème vaguement porteur, des idées qui fusent. L’événement se résume à un artefact au service d’une campagne de relations presse dont personne ne se souviendra quelques semaines plus tard.

Une mise en situation déterminante

Pourtant, conçu avec intégrité et sérieux, un concours d’industriel destiné aux étudiants se révèle être une démarche puissante et porteuse tant pour les participants que pour les organisateurs.

Dans notre secteur, il contribue à la connaissance concrète d’un matériau ou de solutions techniques. Mis en situation réelle en termes de faisabilités technique et budgétaire du projet, les étudiants architectes développent une conscience et une connaissance environnementale qui leur sera indispensable une fois diplômés.
En défendant leur réalisation devant un jury international d’architectes chevronnés, ils appréhendent les défis de leur profession. Cette « ligne » positive sur leur CV se valorise ensuite aisément dans la profession si l’on en croit les témoignages de nos anciens lauréats.

Car, notre groupe organise des concours originaux depuis les années 90. Nous avions obtenu de maîtres d’ouvrage éclairés la possibilité de faire concourir des étudiants pour des projets réels puis de « marier » les lauréats avec des architectes d’opération afin de mener à bien les travaux et la réalisation des bâtiments. Je pense par exemple à une maison de retraite de type MARPA à Soissons et à un immeuble d’habitation collective à Lyon qui ont été construits selon cette démarche.

Nous avions ainsi apporté à ces étudiants leur premier boulot dès la fin de leurs études !

Pertinence des problématiques, prestige du jury, intérêt pour les matériaux

Cette démarche « idéale » nécessitait l’implication à quasi plein temps d’un collaborateur. Pour palier cet investissement trop important, nous avons depuis repensé notre formule de concours à l’aune de trois critères déterminants pour les étudiants :

  • l’intérêt des problématiques architecturales voire sociétales
  • la présence d’un jury prestigieux
  • la mise en œuvre de matériaux ou produits qui leur parlent.

 

Le zinc est finalement peu connu dans les écoles d’architecture mais il attire l’attention par sa particularité de métal souple et vivant (ndlr. il se patine avec le temps).

Pour sa troisième édition, notre concours CAMPUS ARCHIZINC 2015 interrogeait les étudiants sur la densification et la construction durable dans un contexte urbain et s’était rapproché de la filière bois (Association Développement Bois Construction) pour démontrer la pertinence de l’association du zinc titane et du bois dans l’architecture.

Le jury a souhaité que son palmarès reflète la variété des situations urbaines et afin de montrer la multiplicité des solutions possibles en matière de surélévation. « Il n’y a pas qu’une manière de surélever, mais autant de manières que de contextes ! » indique Mr Philippe Simon, architecte-enseignant à Paris, membre du Jury.

Le niveau de qualité des dossiers des candidats a été considéré comme élevé par le jury international du CAMPUS ARCHIZINC 2015. « Les propositions architecturales présentées traduisent une réflexion très professionnelle sur la notion d’intégration urbaine avec une ’application assez complète des outils d’évaluation environnementale mis à disposition ».

La notoriété acquise par notre concours auprès des écoles d’architectures et des professionnels nous incite aujourd’hui à réfléchir à d’autres relations avec les étudiants : par exemple en recrutant les lauréats dans nos bureaux d’étude pour des missions de quelques mois dans une relation donnant-donnant.

Roger Baltus
Ingénieur - Architecte
Directeur Communication de VMZINC

Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.campus-archizinc.com

  Chronique de Roger Baltus