Toits de Paris au patrimoine mondial de l’Unesco : protéger et mettre en valeur

 

Toits de Paris au patrimoine mondial de l’Unesco : protéger et mettre en valeur
11/06/2015

Que serait Paris sans ses toits historiques ?

Le projet ambitieux initié par Delphine Bürkli, la maire du IXe arrondissement, en faveur d’une candidature des célèbres toitures au patrimoine mondial de l’Unesco a été soutenu par un vœu unanime du Conseil de Paris en septembre 2014. Neuf mois plus tard, la démarche fait moins consensus. La maire de la Capitale souhaite doper la surélévation et les Verts défendent la végétalisation des toits.

Le 5 février 2015, la candidature a pourtant été officiellement lancée via la création d’un comité de soutien présidé par le journaliste et photographe Gilles Mermet, auteur du livre "Les toits de Paris ou l’art des couvreurs". L’objectif affiché est autant de protéger que de mettre en valeur ce patrimoine. Sur le plan touristique, plusieurs projets ont émergé dont la création de lieux festifs ou sportifs sur les toits, de cultures maraîchères, ou encore de points de vue.

Le comité de soutien est parrainé par le Syndicat des entreprises de Génie Climatique et de Couverture Plomberie (GCCP) particulièrement sensibilisé au sujet : environ 3 000 couvreurs assurent en effet quotidiennement la pérennité des toits de la Capitale.

La majeure partie des toitures historiques est recouverte depuis bientôt 200 ans de zinc de la marque VMZINC. Nous soutenons la GCCP dans cette action de promotion de l’image de Paris car elle induit la valorisation du métier de couvreur-zingueur, parfois appelé « ferblantier », un véritable savoir-faire associé au matériau qui mérite une reconnaissance nationale et internationale.

Un long travail de fond est désormais mené par le comité de soutien. Deux objectifs en ligne de mire : l’inscription de cette candidature sur la liste indicative des biens français au patrimoine mondial puis la sélection par la France de ce projet en vue d’une présentation à l'Unesco ! Le classement effectif ne pourrait n’être validé au mieux que dans quatre voire cinq ans.

Roger Baltus
Ingénieur- Architecte
Directeur Communication de VMZINC

 

  Chronique de Roger Baltus